Editorial 2021

Cher-es-s Ami-es-s,

Si 1969 est passée aux oubliettes, l’année 2020, 20/20 pour la COVID 19, restera incrustée dans nos mémoires comme celle où les gouvernements ont jonglé entre la santé et l’économie pour une population jouant entre individualisme et collectif.

Passons sur les errements du début d’année et  la cacophonie médiatique concernant  les masques, les  thérapeutiques ou la gestion de la pandémie, est-il possible d’en proposer un traitement différent ?

Si nous connaissons tous « l’effet papillon », « l’effet COVID » nous a totalement pris au dépourvu.

Qui aurait pu imaginer que ce coronavirus paralyse notre planète terre ?

COVID est transgenre. Les ouragans étaient affublés d’un prénom féminin jusqu’en 1979 et depuis le genre alterne. En 2019, un petit virus le COVID, devient une pandémie la COVID. Cette féminisation pourrait-elle être accusée de misogynie ? Gare au mouvement #Me Too car notre profession se féminise !

Suite à la dissection du coronavirus qui a permis l’élaboration de certains vaccins, je vous propose une analyse en 3 parties du mot COVID :

CO, « préfixe exprimant l’association, la participation, la simultanéité » (Larousse), compose les mots, coopération, coordination, cohésion, qualités qui ont permis aux médecins de s’organiser et de concrétiser de nombreux projets.

V comme Vague, or ce fut un véritable tsunami dont on ignore encore tous les effets dévastateurs. V comme courbe de l’activité économique avec trois R : Ralentissement, Récession, Reprise. V inversé illustre le pic de contamination. Malheureusement V s’est transformé en W et combien allons-nous ajouter de V à W ?

V aussi comme Visioconférences ou comme Vaccinations, sans certitude de retour à la vie d’avant.

ID, elles se sont multipliées durant le confinement où l’esprit rumine mais réfléchit. La créativité réactionnelle a engendré une évolution de nos pratiques et de nos habitudes dans de nombreux domaines.

Notre profession a été remerciée par les applaudissements tous les soirs à 20 heures lors de la première vague, en retour nous devons maintenir ce lien avec la population et l’accompagner en évitant de propager les théories du complot « qui seraient faites pour les perdants » (Joseph Uscinski). Le corps médical doit rester uni afin d’organiser la campagne de vaccinations et d’affronter de nouvelles vagues virales.

Cette guerre mondiale qui, à une échelle inédite, opposant un virus aux nanotechnologies, a confiné la moitié de la population, tué près de 2 millions de personnes (1 million en 1969), cassé l’économie, a eu cependant quelques effets positifs : diminution de la pollution, développement de la solidarité, retour sur l’essentiel...

« La COVID n’a fait qu’accentuer les faiblesses existantes et accélérer les transformations déjà en cours ».

Si « 2020 imparfait » et « 2021 parfait » ont une prononciation comparable, souhaitons que cette nouvelle année ne ressemble pas à la précédente.

Docteur Philippe BECAUD, Président.